A l'écoute de la Sagesse

« Désintégrer  les préjugés et refouler les stratégies violentes », selon l’expression de Mgr DAGENS qui préface l’ouvrage, cela donne  un livre positif sur la rencontre des Croyants de toutes les religions et questionnant pour toutes nos rencontres.

L’auteur Gwenolé  Jeusset, prêtre franciscain,  vit actuellement en Turquie. Avec sa communauté il est très engagé dans le dialogue interreligieux. Il ne méconnait pas les difficultés qui rendent ce dialogue très difficile. Il ne méconnait pas les ravages de la haine qui trop souvent se traduit en intolérance, oppression, meurtres… 

couvertureIl ose affirmer que le regard évangélique invite à « travailler à la recherche d’une fraternité universelle respectueuse de croyances différentes… Assise c’est l’abandon confiant en celui qui nous a créés, qui nous aime et qui nous jugera sur l’amour. »

Ce livre foisonne d’exemples concrets d’hommes et de femmes  qui refusent de répondre à la violence par la violence. 

Voici quelques extraits de ce livre qui trace le chemin de la rencontre possible :

Crier la Paix et la Fraternité à partir d’une expérience de vie personnelle (et communautaire) qui baigne dans l’Evangile !

Vivre comme FRERE  de tous les Amis de Dieu et des chercheurs de SENS. Cela demande humilité, persévérance, amour de Dieu et de l’autre : ----Savoir regarder les pas accomplis par l’autre,

Accepter d’être illuminés par lui

Il n’est pas nié que le dialogue Islamo- Chrétien, en particulier, connaisse des difficultés conditionnées par des situations politiques injustes….

La fraternité est un combat constant : il nous faut unir nos mains.

Quelle flamme nous brûle  pour construire les ponts que le monde attend ??

« L’Eglise ne peut être une ville enfermée en ses tours, elle doit chercher à faire disparaître tous les ghettos, à commencer par celui dans lequel elle se complairait pour se protéger des autres. L’Eglise ne doit pas être Jéricho qui s’enfonce dans l’enfermement et ne veut pas voir les autres. L’Eglise est et doit être l’auberge du Bon Samaritain et encore plus, elle doit être le Samaritain lui-même qui n’est pas propriétaire mais qui se penche sur les blessés et les rejetés  rencontrés sur les routes humaines. Une Eglise au grand air, au cœur des villes et jusque dans les déserts….. »
                          G .JEUSSET   OFM dans   « Le défi de la rencontre » p 180. Editions franciscaines.

Extrait du livre : texte Mgr Daucourt

                                                                          (Partage de lecture : Sr Monique Rohan Fdls)