Vie des communautés

« Une page se tourne »

 

 

soeurs

 

Faute de nouvelles vocations, la congrégation des Filles de la sagesse rappelle ses deux dernières représentantes sur l’île, sœur Anne-Marie et sœur Ginette. Dévouées à l’assistance, la formation religieuse et l’éducation des populations défavorisées de l’ouest de la France, les Filles de la sagesse font partie de la vie ouessantine depuis 1860 : elles ont ouvert l’école Sainte-Anne en 1893 ; ont créé, en 1931, un ouvroir, transformé ensuite en cours ménager puis en Centre d’enseignement féminin rural ; ont fondé, en 1955, la maternité et tenu une petite pharmacie, jusqu’à l’ouverture d’une véritable officine en 1992, et enfin, ont ouvert, en 1987, un Centre d’hébergement temporaire pour personnes âgées, ancêtre de la Mapa. En 158 ans, 80 Filles de la sagesse se sont succédé sur l’île.

 

Émotion

 

« En septembre 1963, je prenais le bateau pour Ouessant. Je n’avais jamais navigué », a raconté avec émotion sœur Anne-Marie. Une émotion partagée par toute l’assemblée. « Je me rappelle la bibliothèque de l’école, je crois que je n’aurais pas fait d’études sans sœur Anne-Marie », confiait une ancienne élève, les larmes aux yeux. Mais Sœur Ginette a su conclure avec son entrain habituel : « Pas de larmoiements, il faut aller de l’avant ! ». Les deux sœurs quitteront l’île fin septembre.

Sœur Ginette et sœur Anne-Marie sont les deux dernières sœurs

représentant la congrégation des Filles de la sagesse à Ouessant.

extrait  "Le Télégramme"