Maison Mère St Laurent

trois compagnes s'installaient dans ce qu'on appelait alors « le logis Vion », du nom du dernier propriétaire. Les Pères Montfortains, en 1723, remplaceront les Sœurs, en leur laissant le « Chêne Vert » voisin, ancienne auberge qu'ils occupaient depuis janvier 1722.
Ce sont les Pères qui transformeront le « logis Vion » et ses dépendances en ce qui deviendra«la maison allongée des Pères Missionnaires du Saint-Esprit », d'une longueur de 42 m, appelée actuellement « Maison Longue »

Au « Chêne Vert », les Sœurs s'accommodèrent des lieux jusqu'en 1755. De nouvelles constructions devenaient nécessaires en raison de l'effectif croissant des Sœurs. Des transformations se firent entre 1755 et 1759.
Mais c'est après la mort de Marie-Louise Trichet, le 28 avril 1759, qu'eut lieu la véritable construction, de 1773 à 1782, selon les plans que Marie-Louise avait tracés. Cette construction était dotée d'une chapelle centrale commencée en 1777.
Les nouvelles Sœurs pouvaient ainsi se former à leur future mission d'enseignement et de soins dans un cadre spirituel approprié.
Marie-Louise rayonnait de Saint-Laurent dans tout l'Ouest de la France où les fondations se multipliaient ; elle y organisa la formation des nouvelles Sœurs.Saint-Laurent était déjà la « MAISON MERE », lieu où les Sœurs revenaient pour leur noviciat, leur retraite annuelle, leur repos. Marie-Louise y séjourna les dix dernières années sans s'en éloigner, faisant de ce lieu la « Maison de Famille ».

 

Après le soulèvement de 1793 et les années de terreur, tout faillit s'écrouler. Les Sœurs souffrirent dans leurs biens et leurs personnes mais franchirent cette période la tête haute, fidèles à leur engagement au service du pauvre et du malheureux.L'orage passé, à force de persévérance, de foi et de courage, la Maison redevient elle-même.

Tout au long du XIXe siècle, l'enclos s'agrandit, limité par l'église paroissiale, la Sèvre et la rue du Cimetière.
Constructions et agrandissements se poursuivent dont la grande chapelle, de 1860 à 1869, signalée de loin par sa flèche de 81 m. Des fonds, provenant du produit de l'expropriation de biens (legs), situés à Paris au moment de la construction du boulevard Hausmann, ont permis la réalisation de cette chapelle.

Pour sa mission d'accueil, de formation et de soins, la Maison-Mère se dote d'une intendance à la hauteur : une ferme modèle et son exploitation répartie sur plusieurs terres agricoles, une boucherie, un moulin, une boulangerie, un vivier, une forge, une menuiserie, une buanderie, un château d'eau... sans oublier les infirmeries.
Le petit cimetière de 1811 verra sa population continuer de croître.

Les Frères du Saint-Esprit fourniront un soutien indispensable tandis que les Pères encadreront la formation spirituelle.