Saint Louis Marie > Sa vie

mais bien plutôt comme des êtres transfigurés, établis dans la paix et la béatitude du Face à face.Présenter son icône, c'est donc inviter le spectateur à quitter le monde familier du matériel et du visuel, pour entrer dans une sphère tout autre, celle du surnaturel, de l'Au-delà. Il ne doit donc pas s'attendre à retrouver les traits et caractéristiques décrits par les biographes de la sainte ou du saint représenté.Le canon iconographique, établi depuis des siècles par l'Orient chrétien, oriente le travail de l'artiste II en respecte les directives, les structures, les symboles et les particularités , au risque de dépayser l'œil profane qui ignore ces spécificités.Dans les deux icônes ci-contre, le jaune or, sur lequel se détachent les personnages, sert de fond de scène. C'est la lumière béatifique. Les saints baignent dans la clarté de Dieu. La démesure dans la dimension et les proportions des personnages indique le degré d'élévation de leur être, tout aspiré vers les hauteurs.Les vêtements sont simples et sobres. Peu importe que leur couleur corresponde ou non à la réalité Juste les caractéristiques essentiels, juste assez de détails pour permettre l'identification des personnages.« C'est par l'inscription que l'icône reçoit sa dimension spirituelle, son caractère sacré... Le nom n'est pas seulement signe distinctif ou titre, mais communication de la substance à l'original... Elle participe à la liturgie céleste et devient parmi nous une présentation de cette célébration. »(Egon Sendler, L'icône . Image de l'Invisible. DDB, p. 204).Alors que la main droite indique le chemin vers Dieu, la main gauche tient un parchemin sur lequel est écrit un peu la synthèse de sa vie, de son enseignement, sorte de testament légué en héritage aux générations futures.Libre à chaque spectateur qui priera devant ces icônes de se mettre à son écoute et d'y découvrir d'autres secrets.Gisèle-A. Branchaud