Solidarité-JPIC

 

Journée internationale contre la traite des personnes

 

La réalité de l’Argentine à l’égard de la traite des personnes

Qu’est-ce-que la traite des personnes ?

“ Par la traite des personnes, on entend la capture, le transport, le déplacement, ou la réception de personnes par la force ou autres formes de contrainte, l’enlèvement, la fraude, le mensonge, l’abus de pouvoir ou d’une situation de vulnérabilité ou par la remise de paiements ou bénéfices pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur d’autres à des fins d’exploitation. Cette exploitation comprend, dans le moindre des cas, la prostitution d’autrui ou autres formes d’abus sexuel, travaux ou services forcés, esclavage ou pratiques analogues à l’esclavage, la servitude ou le prélèvement d’organes. ”

 

 

Situation et perspectives de la Traite

Par rapport aux flux de traite qui s’observe dans le panorama international, en Afrique et au Moyen Orient, ainsi qu’en Asie Pacifique, on voit un nombre plus élevé de travaux forcés ; alors qu’en Amérique latine, en Europe et en Asie centrale, les cas d’exploitations sexuelles dominent. Concrètement, la situation en Amérique latine se démarque comme une zone où la traite des personnes, principalement des femmes, des enfants surtout filles ou adolescentes, est centrée sur l’exploitation sexuelle.

 

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En Argentine, selon l'information reçue au Bureau de la Libération et de l’Accompagnement des Personnes Sinistrées par le Délit de Traite des personnes dépendant du Ministère de la Justice et des Droits de l'homme de la Nation, depuis la sanction de la Loi Nationale N ° 26.364, en avril 2008, jusqu'en décembre 2011, on compte 2.753 victimes sauvées (402 mineurs et 2.351 adultes). Par conséquent, 80 % étaient adultes et 20 % mineurs. Cette distribution en pourcentage entre les victimes, adultes et mineurs, s'est maintenue chaque année. 

 

Un récit réel d’exploitation sexuelle

''Ils m’ont offert un emploi dans un restaurant de la capitale, à 400 kms de ma maison. Comme chez-moi (village) il n'y avait pas de travail, j'ai accepté. Ils m’ont avancé 200 dollars et m'ont payé le passage par omnibus. Quand je suis arrivée à l’adresse qu’on m’avait donnée, on m’a dit que le restaurant était à quelques pâtés de maison et on m'a emmenée en auto. Mais une fois arrivée, ce n'était pas un restaurant : c'était une taverne. Je fus enfermée, battue, violée et je fus obligée de me prostituer. De plus, on m’a dit que si je parlais de ça, la même chose arriverait à mes filles, puisqu'ils savaient maintenant où elles habitaient... Je n'ai jamais pensé qu’une telle chose pouvait m’arriver..."

Source : Organisation Internationale pour les Migrations

 

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Journée internationale contre la traite des personnes 2016